2/02/2014

Dissection, parapluie, machine à coudre


L'article novateur de Francisco Gonzalez Fernandez paru dans la revue espagnole Signa est maintenant en ligne sur le site des Cahiers Lautréamont. Sous le titre «COSER Y CANTAR: LA MESA DE DISECCIÓN GEOMÉTRICA DE LAUTRÉAMONT», il livre une étude originale et approfondie du projet de Ducasse dans ses relations aux sciences, en particulier aux théories de la dissection, elles-mêmes appuyées sur les mathématiques.

1/26/2014

Poesias




Jorge Segovia, l'éditeur espagnol placé sous le signe de MALDOROR poursuit son travail de publication des oeuvres d'Isidore.
MALDOROR ediciones
www.maldororediciones.eu


1/25/2014

La face cachée d'Isidore

On ne connaît de Ducasse (si c'est bien lui) que le visage peu souriant offert par une photographie. Et si cet aspect était trompeur? C'est l'hypothèse stimulante que proposait François Caradec dans une lettre à Pascal Pia dont un extrait paraîtra dans le No 57 de la revue Histoires Littéraires :

Je vois Isidore Ducasse comme un garçon fort sain, très gai, très réaliste (bien qu’il ait bouffé inutilement beaucoup d’argent de son papa — un papa qui voulait peut-être se faire pardonner son attitude envers la mère de son fils), qui écoutait ses amis, très homme de lettres, mais finalement sans vanité, puisqu’il ne mettait même pas ses œuvres en vente...


1/14/2014

Évariste Carrance en 1878

Évariste Carrance, malgré les dizaines de publications qui portent son nom, serait aujourd’hui parfaitement oublié s’il n’avait pas eu le flair de recruter, parmi ses clients désireux de se faire imprimer à compte d’auteur, un certain Isidore Ducasse. L’auteur de Maldoror avait en effet payé fort cher la gloire douteuse de faire paraître en 1869 un extrait du Chant Premier dans Parfums de l’âme, le deuxième volume de la série «Littérature contemporaine», issue des «concours poétiques» gérés depuis sa ville d’Agen par cet entrepreneur en Lettres. Entre 1868 et 1891 Carrance aura ainsi publié 45 volumes, tous oubliables, sauf le second. Sa correspondance avec Ducasse n’a pas survécu mais la lettre que nous reproduisons, bien que datant de dix années plus tard, peut donner une idée de ces échanges disparus. Le volume intitulé Le Progrès, dont il est question dans cette lettre, peut être feuilleté sur le site Gallica de la BnF. Le Travail allait suivre.

12/11/2013

Louis Durcour retrouvé?

«Louis Durcour est, avec Joseph Bleumstein et Joseph Durand, un des trois grands inconnus de la dédicace de Poésies I. Quelques générations de chercheurs se sont ducassé les dents pour identifier ce personnage obscur, mais nul Louis Durcour, et même nul Durcour tout court, ne se présentait, comme si ce patronyme n’avait jamais existé. De là à supposer qu’une coquille entachait son nom dans la fameuse dédicace, il n’y avait pas loin.
Or Louis Durcour existe, nous le rencontrons par deux fois avec le moteur de recherche du site Gallica de la BnF, qui donne désormais à tout internaute l’impression très agréable qu’il est un découvreur de premier plan.»
La suite de l'article de Jean-Jacques Lefrère sur le site des nouveaux Cahiers Lautréamont.

11/27/2013

La Tombe d'Albert Lacroix

"Né à Bruxelles le 9 octobre 1834, Albert Lacroix entre dès 1855, après des études non terminées en Philosophie et Lettres puis en Droit à l’Université libre de Bruxelles, dans la maison d’édition de son oncle François-Joseph Van Meenen qui avait acheté une imprimerie non pas pour en tirer de l’argent mais pour propager les idées libérales et démocratiques. Il y donne une impulsion nouvelle avant de fonder en avril 1861 avec quelques associés, parmi lesquels son ami Hippolyte Verboeckhoven (1827-1883), fils du peintre animalier Eugène Verboeckhoven, la maison d’édition et de librairie A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie."
La suite de la longue notice de Philippe Landru sur Lacroix se trouve sur le site du très utile (pour les biographes et les généalogistes) Cimetières de France et d'ailleurs.

11/16/2013

La Chambre de Lautréamont publié en espagnol

El cuarto de Lautréamont

Editores: Edith & Corcal. Editorial Sins Entido, 2013. 19,5 x 26,5 cm. Color. 136 páginas. 20,90 €


«¿Se imaginan una novela gráfica olvidada por el tiempo que languideciera en un olvidado desván? ¿Se imaginan que un golpe de suerte la hiciera llegar a las manos de una dibujante sensible y arrojada? Este es el verdadero comienzo de esta obra. A partir de aquí, su compromiso y la pasión de un editor han sido capaces de devolverla a su verdadero sitio: el corazón de los lectores.

Este esfuerzo tiene mucho de homenaje. De hecho, hay quien se refieren a este relato sobre el París de finales del XIX como la primera novela gráfica de la historia. Y quizá sólo por eso mereciera la pena leer El cuarto de Lautréamont. Pero no es verdad. Hay que leerla porque es un relato poético y misterioso que escapa de la cárcel del tiempo. Porque conecta nuestro espíritu con el de aquellos que vivieron, pensaron y amaron entonces. Porque consigue atraparnos para hacernos deambular por calles, pasajes, plazas que ya no existen nada más que en la memoria de los libros. Y sobre todo, porque nos recuerda que para vivir, hay que saber dejarse llevar por las emociones. Cuando se pasa la última página, le quedará el agradable regusto de haber compartido unos instantes de historia.»
HÉCTOR G. OLARTE | Publicado el 29/10/2013 elcultural 

Merci à Jorge Segovia, MALDOROR ediciones, http://www.maldororediciones.eu

10/20/2013

Icosaèdre

On sait que les Cahiers d'Occitanie entretiennent, grâce à Jean-Pierre Lassalle, un culte toujours vivace pour Isidore. Le No 52 de Juin 2013 poursuit cette oeuvre d'érudition avec de nombreuses références dispersées mais aussi avec trois articles plus substantiels: «L'Icosaèdre à l'honneur», Lautréamont «Lecteur des psaumes de David», «Toujours les Cornets». Dans ce dernier article, J.-P. Lassalle réitère sa lecture papetière de la formule «les cornets dont se compose l'oeuvre de Proudhon». Nous avons déjà fait remarquer ailleurs qu'il s'agit plutôt à notre avis d'une coquille (elles ne sont pas rares dans Maldoror), «cornets» venant pour «carnets». Éditée par Lacroix, l'oeuvre de Proudhon était en effet livrée en manuscrit dans des carnets. Détail qui n'a sans doute pas échappé à Ducasse, en affaires avec Lacroix, l'homme de la Librairie Internationale, toute voisine. Cf. ce qu'en dit l'éditeur moderne de cette oeuvre: «Les Carnets (1843-1864) devaient être publiés en 1865 par Lacroix (le premier éditeur des œuvres complètes et de la correspondance)».