Maldoror : Le site

Tout sur Isidore Ducasse et Lautréamont.
Textes, Documents, Actualités, Bibliographie

6/28/2015

Andrea S. Thomas, Lautréamont, subject to Interpretation, Amsterdam-New-York, Rodopi, 2015,  55€; ISBN:  9789042039254,  E-ISBN:  9789401212076
 75€ via Amazon;  ou en version électronique (mais à 50€) chez Brill

L'essai le plus original paru sur Lautréamont depuis longtemps. 
Since the 1874 publication in Belgium of the first posthumous edition of Les Chants de Maldoror, the enigmatic work has served as an inspiration for the poetic and creative liberation of countless twentieth-century writers and artists. Little is known, however, about the book’s elusive French author Isidore Ducasse, known as le comte de Lautréamont, and his abbreviated life (1846-1870). In the absence of an original manuscript, Lautréamont’s readers have over time altered his poetry for personal, political, and aesthetic reasons. Symbolist literary journals, first editions of his work, surrealist illustrated editions, and the prestigious Pléiade edition (1970 and 2009), reveal how varying editions of Lautréamont’s work have in turn contributed to his legend. In Lautréamont, Subject to Interpretation, Andrea S. Thomas carefully explores these editions of this so-called poète maudit to show how impassioned readers can shape not only the reception of works, but the works themselves.
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5/26/2015

Lautréamont en clef de Tango / en clave de Tango

Ruperto Long, l'auteur de No dejaré memorias, s'est associé au musicien Alberto Magnone, deux chanteurs et une actrice (sa propre fille), pour produire ce spectacle placé sous l'inspiration d'Horacio Ferrer, un des plus grands poètes du tango, à qui R. Long a également consacré un livre. Le spectacle vient d'être présenté en France avec succès.
«Le spectacle Lautréamont en clef de tango est inspiré par l'idée selon laquelle la poésie française de la seconde moitié du XIXe siècle a fortement influencé les poètes du tango (...). Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et le franco-uruguayen Lautréamont ont influencé Gardel, Le Pera, Discépolo, Manzi et Càtulo, parmi d'autres».
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5/17/2015

Gérard Brach: de Maldoror à Polanski

Avec un peu de retard, un rappel (article de Jean-Luc Douin, Le Monde, 13 septembre 2006) :

Féru de surréalisme, Brach réalise une série de dessins inspirés des 
Chants de Maldoror de Lautréamont, les porte à une galerie de la rive gauche qui les égare. Ses rêves artistiques s’effondrent, il devient assistant de production dans les années 1950, puis attaché de presse pour la Twentieth Century Fox.
Séduit par son imagination et par son goût du fantastique, Roman Polanski lui demande d’écrire le scénario de son court métrage La Rivière de diamants (1963). Amis et complices, les deux hommes collaboreront ensemble pour Répulsion (1964), Cul de sac(1965), Le Bal des vampires (1967), Quoi ? (1973), Le Locataire (1975), Tess (1978),Pirates (1986), Frantic (1988), Lunes de fiel (1992).
On a fait des univers clos la marque de fabrique de Roman Polanski, mais c’était d’abord celle de Gérard Brach, agoraphobe, qui vécut plusieurs années enfermé dans son appartement.
Il a aussi travaillé pour Claude Berri (Le Vieil homme et l’enfant, 1967, et Jean de Florette et Manon des sources d’après Marcel Pagnol, César du meilleur scénario 1987), pour Bertrand Blier (La Femme de mon pote, 1983), Pierre-William Glenn (Les Enragés, 1985), Eric Rochant (Anna Oz, 1995). Ainsi que pour Marco Ferreri (Rêve de singe, 1977,Pipicacadodo, 1980), Jean-Jacques Annaud (La Guerre du feu, César du meilleur scénario 1982, Le Nom de la rose d’après Umberto Eco, 1986, L’Ours, 1988, et L’Amantd’après Marguerite Duras, 1992), Michelangelo Antonioni (Identification d’une femme, 1982), Andréï Konchalovsky (Maria’s Lovers, 1984), Otar Iosseliani (Les Favoris de la lune, 1985), Roland Joffé (La Cité de la joie, 1992).
Gérard Brach avait lui-même réalisé deux films, La Maison (1970) et Le Bateau sur l’herbe (1971), tous deux marqués par son goût des personnages cocasses et des situations saugrenues.
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5/12/2015

Faurisson et Legrand chez Polac en 1971

K. Saliou nous communique cet échange retrouvé (production INA en 1975) entre Gérard Legrand et Robert Faurisson, qui venait de publier sa thèse, sur le plateau de l'émission de Michel Polac, Post-Scriptum, du 27 avril 1971. Heureuse époque, soi dit en passant, où la télévision permettait de débattre de littérature avec style. C'était avant que R. Faurisson ne s'engage sur d'autres terrains, beaucoup moins drôles. On n'ignorera pas que cet enregistrement mis en ligne sur un site russe participe des efforts du mouvement «révisionniste» en faveur de Faurisson dans un but qui n'a pas grand chose à voir avec Lautréamont.
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«SUR UNE PHOTOGRAPHIE D’ISIDORE DUCASSE»

Le prolifique dénicheur de raretés "Monsieur N." publie sur son blog toujours fertile en découvertes un article d'un globe-trotter injustement oublié, Léon Kochnitzky, qui avait visité Montevideo quand il était encore temps. C'est ainsi, en allant à la rencontre des littérateurs locaux, qu'il avait pu se faire montrer le fameux daguerréotype aujourd'hui perdu d'Isidore Ducasse:
«Ceux qui ont eu le privilège de le voir peuvent se compter sur les doigts d’une main, et leurs témoignages restent extrêmement imprécis. On peut citer cependant Jules Supervielle ; le poète uruguayen Pedro Leandro Ipuche, auteur par ailleurs d’une mince plaquette Isidoro Luciano Ducasse, Conde de Lautréamont, poeta uruguayo (Pena Hnos., Imp. 1926) ; Armand Vasseur, poète ami des deux frères Guillot-Muñoz, dont la famille fut liée aux Ducasse ; et enfin le peintre Melchor Méndez Magariños qui réalisa deux gravures sur bois d’après la photographie en pied d’Isidore Ducasse, à la demande d’Alvaro Guillot-Muñoz.»
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4/17/2015

Jean-Jacques Lefrère n'est plus

Notre vieil ami J.-J. Lefrère nous a quittés. Les passionnés de Lautréamont savent ce qu'ils lui doivent, depuis Le Visage de Lautréamont jusqu'à sa biographie totale d'Isidore Ducasse, l'animation des Cahiers Lautréamont pendant de nombreuses années, des observations critiques précises et argumentées à propos des éditions et rééditions diverses, des contributions d'inédits sur la réception de Maldoror pour les Nouveaux Cahiers Lautréamont en ligne, etc. 
Les amateurs de Rimbaud, de Laforgue, de toute la littérature fin-de-siècle pourront en dire autant - et cela sans mentionner son activité scientifique aussi prolifique que son activité littéraire. 
Il nous manque et il nous manquera longtemps.

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