3/21/2024

François Sureau et Lautréamont


F. Sureau est un homme de lettres au sens le plus raffiné, comme il n'y en a pas beaucoup, pour qui la littérature est le lieu de rencontre de toutes les complexités humaines. La richesse et l'intensité de ses lectures sont en évidence dans L'Or du Temps (Gallimard, 2020) qui vient de paraître en Folio. Lautréamont y est une figure tutélaire dès les premières pages, défendue contre tous les affadissements, sous l'invocation d'une oeuvre du peintre Abram Bagramko datée de 1938, dont on comprend vite qu'il s'agit d'un double fictionnel de l'auteur. La Seine, fil conducteur de ce qui est une mosaïque d'essais composant un quasi-roman, c'est la littérature, mince fleuve de temps mais où tout trouve son origine et sa fin.