Dans l'émission Le souffle de la pensée sur France Culture.
Vendredi 2 janvier 2026
"Lorsqu'elle découvre les Chants de Maldoror et les Poésies de Lautréamont à l'âge de quinze, seize ans, Nathalie Quintane y voit des textes fondateurs, insolents, qui ouvrent des ruptures par rapport à une conception que l'on a de la poésie. Elle choisit d’évoquer cette œuvre publiée au milieu du XIXème siècle et immédiatement censurée, puis redécouverte par les surréalistes, et enfin, élevée au rang de chef-d’œuvre : une poésie sans vers, mais composée de chants et de maximes, une poésie noire mais prônant le bien, une poésie où l’on rit, mais en se demandant bien de quoi, et de qui ?
Que reste-t-il de ce mauvais esprit d'Isidore Ducasse et au-delà, de ce qu'il ouvre sur le fantastique, la parodie, la métamorphose - toutes ces choses qui intéressent notre invitée, et qui l'influencent, lorsqu'elle écrit ?"
Références sonores
- Archive. Philippe Soupault, Chants de Maldoror. Archive du 10 janvier 1957, "Heure de culture française", Chaîne nationale.
- Texte 1. L'impossibilité d'écrire. Le Comte de Lautréamont (Isidore Ducasse), Les Chants de Maldoror, Deuxième chant, Garnier Flammarion, entre 1868 et 1869. Lu par Colin Gruel.
- Texte 2. Reprise de maximes moralistes. Isidore Ducasse, Poésies II, Garnier Flammarion, 1870. Lu par Colin Gruel.
- Texte 3. Péripéties de la publication des Chants de Maldoror. Lu par Colin Gruel.
- Archive. Julien Coupat, Affaire Tarnac (11 novembre 2008). Archive du 8 mars 2018, "Envoyé spécial", France 2.
- Chanson. Léonie Pernet, Les Chants de Maldoror.
(Petite remarque: contrairement à ce que dit N. Quintane, Hugo avait bien répondu à Ducasse comme l'atteste le "R" qu'il note toujours sur les lettres auxquelles il répond).