Tout sur Isidore Ducasse et Lautréamont.
Textes, Documents, Actualités, Bibliographie
10/29/2014
Scandaleux
Entre Lacan et Lolita, Lautréamont devait évidemment avoir sa place, toute désignée, dans Le Dictionnaire des Scandaleux. Il y est en excellente compagnie. C'est Claire Aubé qui signe la page qui lui est réservée dans ce numéro Hors-Série du Nouvel Observateur (No 87, octobre-novembre 2014). Elle signe également les articles consacrés à Colette, à Jarry, à Rimbaud, à Villon ...et au Kama-Sutra. Dans le même dossier Annie Lebrun parle de Sade (son exposition actuelle autour de Sade au Musée d'Orsay n'a pas vraiment convaincu).
10/08/2014
«Lautréamont, un schizophrène?»
Les connaisseurs savoureront ce morceau d'anthologie «psychobiographique» illustré, on ne sait pourquoi, par l'image d'un canot vide sur un lac désert et dont voici la conclusion: «Ainsi Isidore Ducasse s'est-il identifié à une sorte d'éternel enfant asexué proche d'un hermaphrodisme psychique. Il vit son adolescence comme un impossible passage à l'état adulte. Dès lors, il pose un déni et une forme de dégoût pour ce corps en mutation. Dans ce clivage pour lutter contre l'angoisse du temps, Lautréamont renforce sa confusion pathogène, qui est à mettre en parallèle avec son décès à l'âge de 24 ans, comme pour tenter une dernière fois de fuir l'inexorabilité du temps qui passe…»
9/24/2014
TNS / «Les Chants de Maldoror» de Lautréamont par Matthias Hejnar
«Pour la première fois, un principe d’audition publique offrant la possibilité aux étudiants acteurs de trois grandes écoles d’acteurs de se faire connaître. Nous avons proposé au TNS (Théâtre national de Strasbourg ) à l’ENSATT (école nationale supérieure des arts et techniques du spectacle, à Lyon) et à l'ESAD (école supérieure d'art dramatique, à Paris), d’inaugurer cette première série d’auditions. Trois écoles avec lesquelles le service de la fiction de France Culture a noué un véritable partenariat au fil des années en accueillant régulièrement les étudiants pour des stages donnant lieu à enregistrements en studio ou en public pour l’antenne. Pour ce nouveau programme de France Culture Plus, chaque étudiant - acteur a lu à voix haute et enregistré un texte de son choix, puisé dans le patrimoine littéraire et dramatique mondial. Les élèves techniciens du son ont pour leur part proposé une carte postale sonore. Chaque semaine, les internautes découvriront de nouveaux visages, de nouvelles voix et de nouveaux textes. L’ensemble formera un catalogue unique, disponible pour tous les réalisateurs et metteurs en scène à la recherche d’acteurs»Maldoror au Théâtre d'Or
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18 rue des Envierges Paris
9/20/2014
Une critique inconnue des Chants de Maldoror
À lire dans les Cahiers Lautréamont: un nouvel article de J.-J. Lefrère à propos d'une critique inconnue des Chants
de Maldoror dans Le Figaro en
1891:
« En page 5 du Figaro du 28 janvier 1891, dans la Revue bibliographique tenue par Philippe
Gille, entre le compte rendu d’une biographie du collectionneur Eugène Piot par
Edmond Bonnaffé, parue chez E. Charavay, et celui d’une comédie en quatre
actes, Les Étapes de Gutenberg, de
Louis Leriche, chez l’éditeur
Chavannac, on lit une critique des Chants
de Maldoror, réédités l’année précédente par Léon Genonceaux.»

Raoul Vaneigem
ISIDORE DUCASSE
E IL CONTE DI LAUTRÉAMONT
NELLE POESIE
30 pagine 9 x 18 cm
SFr. 5, - /Lit 4.000
disegni di Paolo Mazzuchelli
EDIZIONI L’"AFFRANCHI"
casella postale 53
Salorino (Svizzera)
Carte postale. Suisse© EDIZIONI L’"AFFRANCHI" - SALORINO
8/29/2014
Du plagiat au second degré
"...on lit dans un ouvrage de Bonald la maxime suivante :
« 9. Les grandes pensées viennent du cœur, dit Vauvenargues. Cette maxime est incomplète, et il aurait dû ajouter : les grandes et légitimes affectations viennent de la raison.[1] »
L’ouvrage, paru peu avant la publication des Poésies, a pu servir à Ducasse pour sa reprise. Si cette maxime est bien la source de Ducasse, il ne faut plus dire que Ducasse corrige Vauvenargues, mais que Ducasse corrige Bonald corrigeant Vauvenargues. Si Ducasse s’était inspiré de cette maxime de Bonald plutôt que de celle de Vauvenargues, cela signifie non pas uniquement qu’il veut innover en corrigeant les écrivains antérieurs, mais qu’il s’inscrit dans (ou se positionne en rapport avec) la tradition du commentaire apporté sur l’héritage intellectuel. « Rien n’est dit. L’on vient trop tôt depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes. Sur ce qui concerne les mœurs, comme sur le reste, le moins bon est enlevé. Nous avons l’avantage de travailler après les anciens, les habiles d’entre les modernes. » écrit Ducasse (II, 154). Tout est dit. C’est cette esthétique d’un progrès intellectuel constant que ce poète défend."
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