Les Chants de Maldoror
Paris et Bruxelles, en vente chez tous les libraires, 1874.
In-8. Reliure de Louis Christy sur une maquette de Georges Hugnet. Maroquin brun illustré sur le premier plat d'un décor géométrique de filets rouge représentant, en signes cabalistiques, le thème astral de l'auteur avec au centre cette inscription en lettres dorées : Isidore Ducasse / Montevideo/ 4 avril 1846 / 9h AM . Dos lisse, titre doré, large encadrement intérieur de maroquin orné de 4 filets dorés, doublures et gardes de moire rose framboise, tête dorée. Couvertures beiges imprimées en noir et dos conservés.
Edition originale de 1869 avec couverture, faux-titre et titre réimprimés à la date de 1874.
Un Maldoror surréaliste.
On ne connaît qu'à peine une dizaine d'exemplaire à la date de 1869, avec le nom des éditeurs Lacroix et Verbœckoven. Lacroix céda le stock de l'édition à un libraire de Bruxelles, Rosez, qui fit imprimer une autre couverture et un autre titre à la date de 1874.
Le poète surréaliste Georges Hugnet fut également relieur, mais confiait souvent l'exécution de ses conceptions à des artisans plus expérimentés. Louis Christy, qui exerçait au début du XXe siècle, fut l'un des relieurs attitrés des surréalistes.
Le choix du thème astral de l'auteur frappé sur le premier plat (un exercice auquel s'adonnait en particulier André Breton) contribue à ajouter une dimension surréaliste à ce très intéressant exemplaire.
Tout sur Isidore Ducasse et Lautréamont.
Textes, Documents, Actualités, Bibliographie
3/25/2014
2/02/2014
Dissection, parapluie, machine à coudre
L'article novateur de Francisco Gonzalez Fernandez paru dans la revue espagnole Signa est maintenant en ligne sur le site des Cahiers Lautréamont. Sous le titre «COSER Y CANTAR: LA MESA DE DISECCIÓN GEOMÉTRICA DE LAUTRÉAMONT», il livre une étude originale et approfondie du projet de Ducasse dans ses relations aux sciences, en particulier aux théories de la dissection, elles-mêmes appuyées sur les mathématiques.
1/26/2014
Poesias
MALDOROR ediciones
www.maldororediciones.eu
1/25/2014
La face cachée d'Isidore
On ne connaît de Ducasse (si c'est bien lui) que le visage peu souriant offert par une photographie. Et si cet aspect était trompeur? C'est l'hypothèse stimulante que proposait François Caradec dans une lettre à Pascal Pia dont un extrait paraîtra dans le No 57 de la revue Histoires Littéraires :
Je vois Isidore Ducasse comme un garçon fort sain, très gai, très réaliste (bien
qu’il ait bouffé inutilement beaucoup d’argent de son papa — un papa qui
voulait peut-être se faire pardonner son attitude envers la mère de son fils),
qui écoutait ses amis, très homme de lettres, mais finalement sans vanité,
puisqu’il ne mettait même pas ses œuvres en vente...
1/14/2014
Évariste Carrance en 1878
Évariste Carrance, malgré les dizaines de publications qui portent son
nom, serait aujourd’hui parfaitement oublié s’il n’avait pas eu le flair
de recruter, parmi ses clients désireux de se faire imprimer à compte
d’auteur, un certain Isidore Ducasse. L’auteur de Maldoror avait en effet payé fort cher la gloire douteuse de faire paraître en 1869 un extrait du Chant Premier dans Parfums de l’âme,
le deuxième volume de la série «Littérature contemporaine», issue des
«concours poétiques» gérés depuis sa ville d’Agen par cet entrepreneur
en Lettres. Entre 1868 et 1891 Carrance aura ainsi publié 45 volumes,
tous oubliables, sauf le second. Sa correspondance avec Ducasse n’a pas
survécu mais la lettre que nous reproduisons, bien que datant de dix
années plus tard, peut donner une idée de ces échanges disparus. Le
volume intitulé Le Progrès, dont il est question dans cette lettre, peut être feuilleté sur le site Gallica de la BnF. Le Travail allait suivre.
12/11/2013
Louis Durcour retrouvé?
«Louis Durcour est, avec Joseph Bleumstein et Joseph Durand, un des trois grands inconnus de la dédicace de Poésies I. Quelques générations de chercheurs se sont ducassé les dents pour identifier ce personnage obscur, mais nul Louis Durcour, et même nul Durcour tout court, ne se présentait, comme si ce patronyme n’avait jamais existé. De là à supposer qu’une coquille entachait son nom dans la fameuse dédicace, il n’y avait pas loin.
Or Louis Durcour existe, nous le rencontrons par deux fois avec le moteur de recherche du site Gallica de la BnF, qui donne désormais à tout internaute l’impression très agréable qu’il est un découvreur de premier plan.»
Or Louis Durcour existe, nous le rencontrons par deux fois avec le moteur de recherche du site Gallica de la BnF, qui donne désormais à tout internaute l’impression très agréable qu’il est un découvreur de premier plan.»
La suite de l'article de Jean-Jacques Lefrère sur le site des nouveaux Cahiers Lautréamont.
11/27/2013
La Tombe d'Albert Lacroix

La suite de la longue notice de Philippe Landru sur Lacroix se trouve sur le site du très utile (pour les biographes et les généalogistes) Cimetières de France et d'ailleurs.
11/16/2013
La Chambre de Lautréamont publié en espagnol
El cuarto de Lautréamont
Editores: Edith & Corcal. Editorial Sins Entido, 2013. 19,5 x 26,5 cm. Color. 136 páginas. 20,90 €
«¿Se imaginan una novela gráfica olvidada por el tiempo que languideciera en un olvidado desván? ¿Se imaginan que un golpe de suerte la hiciera llegar a las manos de una dibujante sensible y arrojada? Este es el verdadero comienzo de esta obra. A partir de aquí, su compromiso y la pasión de un editor han sido capaces de devolverla a su verdadero sitio: el corazón de los lectores.
Este esfuerzo tiene mucho de homenaje. De hecho, hay quien se refieren a este relato sobre el París de finales del XIX como la primera novela gráfica de la historia. Y quizá sólo por eso mereciera la pena leer El cuarto de Lautréamont. Pero no es verdad. Hay que leerla porque es un relato poético y misterioso que escapa de la cárcel del tiempo. Porque conecta nuestro espíritu con el de aquellos que vivieron, pensaron y amaron entonces. Porque consigue atraparnos para hacernos deambular por calles, pasajes, plazas que ya no existen nada más que en la memoria de los libros. Y sobre todo, porque nos recuerda que para vivir, hay que saber dejarse llevar por las emociones. Cuando se pasa la última página, le quedará el agradable regusto de haber compartido unos instantes de historia.»
HÉCTOR G. OLARTE | Publicado el 29/10/2013 elcultural
Merci à Jorge Segovia, MALDOROR ediciones, http://www.maldororediciones.eu
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