Tout sur Isidore Ducasse et Lautréamont.
Textes, Documents, Actualités, Bibliographie
9/18/2013
Le massacre continue
S'il fallait ajouter aux mises en garde contre les approximations et les erreurs fréquentes dans les articles de Wikipedia, celui que l'encyclopédie en ligne consacre à Lautréamont fournirait quelques arguments supplémentaires: citations inexactes, erreurs factuelles, références insuffisantes, connaissance manifestement nulle de la recherche sur le sujet depuis une une vingtaine d'années, Lagarde et Michard érigé en autorité et Pleynet devenu «Pleyney» -- entre autres insignes faiblesses. On a vu pire mais cet article aurait fait la joie de Flaubert et aurait pu nourrir son Sottisier.
9/17/2013
Billard
On connaît l'affirmation de Ducasse dans Poésies II:
«A travers le gouvernail qui dirige toute pensée poétique, les professeurs de billard distingueront le développement des thèses sentimentales. Le théorème est railleur de sa nature. Il n'est pas indécent.
Sur ce thème -- le billard -- Ducasse ne manquait pas de prédécesseurs, philosophes distingués, de Hume à Kant, ni de successeurs, comme Popper. Aujourd'hui, c'est Quentin Meillassoux qui reprend à son tour l'exemple du billard trouvé chez ces philosophes pour en faire le fil conducteur d'un très riche petit essai sur la «fiction des mondes hors-science». Il y reproduit une nouvelle d'Asimov où figure une exceptionnelle partie de billard entre un homme de théorèmes et un génie des applications -- mais il oublie, hélas!, de citer ce passage de Ducasse, pourtant parfaite expression de sa problématique. On n'oubliera en revanche bien sûr pas dans cette veine l'article «carambolage» du toujours remarquable Dictionnaire du Cacique, de Jacques Noizet.
Le théorème ne demande pas à servir d'application. »

6/26/2013
Le Vrai visage d'Isidore Ducasse
Tel était le titre de l'article fondateur de François Alicot dans les Notes et Documents littéraires du Mercure de France, du 1er janvier 1928. Il n'avait à notre connaissance jamais été reproduit sous forme numérique jusqu'ici. C'est le blog, mystérieux mais très élégant, intitulé La Porte ouverte, qui l'offre désormais aux amateurs parmi un choix raffiné de rééditions diverses, en l'accompagnant des fameuses photographies de l'album de famille.
6/10/2013
Les Chants de 1874 chez Sotheby's
LAUTRÉAMONT, ISIDORE DUCASSE DIT LE COMTE DE
Paris |
juin 19, 2013Lot 196: LES CHANTS DE MALDOROR (CHANTS I II II IV V VI). PARIS ET BRUXELLES, CHEZ TOUS LES LIBRAIRES, 1874. GRAND IN-18. MAROQUIN ROUGE JANSÉNISTE, DENTELLE INTÉRIEURE, TRANCHES DORÉES, COUVERTURE ET DOS, ÉTUI (ALIX).
édition originale, avec couverture, faux-titre et titre de relais. Estimation: 1,000 - 2,000 EUR
Vendu 4,000 EUR Prix d’adjudication avec prime d'acquéreur
Bibliothèque littéraire Raoul Simonson - Albert et Monique Kies - Première partie
6/01/2013
La Transformation de Fourier
Henri Béhar: «Isidore Ducasse lecteur de Charles Fourier: la méthode de l'écart absolu».
Un article publié dans la revue Europe, n° 1010-1011, juin-juillet 2013, p. 310-315 et dans les nouveaux Cahiers Lautréamont.
5/19/2013
Les Chants de Maldoror, première audition française
Marius Constant, 1962. Récitant: Alain Cuny. Archives vidéo de l'INA

Enregistrement Erato par Ars Nova
5/03/2013
Marie Darieussecq nouveau Lautréamont
C'est ce qu'avançait Le Clézio dans Le Point en novembre 2003 dans un compte-rendu enthousiaste de La fille de neige.
Un site consacré à Darieussecq à l'Université d'Arizona le cite in-extenso:
«Sous couvert d’expédition polaire, Marie Darrieussecq nous entraîne avec « White » dans un voyage dans le sens, les mots et les sons. Jubilatoire.
White, de Marie Darrieussecq, est sans doute le roman le plus inventif de l’année 2003, et l’on peut regretter qu’il ait été oublié de la critique en général et des jurys littéraires en particulier, même si l’auteur n’a pas besoin de cette reconnaissance officielle pour exister. L’œuvre de Darrieussecq fait penser à Lautréamont : le rêve du pourceau, au chant IV, commençait par ces mots :
"Je rêvais que j’étais entré dans le corps d’un pourceau... quand je voulais tuer je tuais." Truismes en découlait. Le passage de Falmer ou le spectre de Maldoror voltigeant au-dessus du Panthéon, c’est Naissance des fantômes. White, c’est l’hymne à l’Océan, l’homme amphibie, ou même la "fille de neige" qui fait une apparition au chant VI. Ceux qui se reconnaissent dans les magnétiques tempêtes du Montévidéen vont suivre Darrieussecq dans ce nouveau voyage. Rien à voir avec la littérature de nos modernes têtes molles, cherchant l’anecdote, l’apex et la chute, la psychologie et les symboles. Il s’agit d’incantation, de plaisir, de sens, de couleur, de douleur, du corps et de l’âme. Si on court après des bulles, on manque le rythme, le feu, la glace.
Un site consacré à Darieussecq à l'Université d'Arizona le cite in-extenso:
«Sous couvert d’expédition polaire, Marie Darrieussecq nous entraîne avec « White » dans un voyage dans le sens, les mots et les sons. Jubilatoire.
White, de Marie Darrieussecq, est sans doute le roman le plus inventif de l’année 2003, et l’on peut regretter qu’il ait été oublié de la critique en général et des jurys littéraires en particulier, même si l’auteur n’a pas besoin de cette reconnaissance officielle pour exister. L’œuvre de Darrieussecq fait penser à Lautréamont : le rêve du pourceau, au chant IV, commençait par ces mots :
"Je rêvais que j’étais entré dans le corps d’un pourceau... quand je voulais tuer je tuais." Truismes en découlait. Le passage de Falmer ou le spectre de Maldoror voltigeant au-dessus du Panthéon, c’est Naissance des fantômes. White, c’est l’hymne à l’Océan, l’homme amphibie, ou même la "fille de neige" qui fait une apparition au chant VI. Ceux qui se reconnaissent dans les magnétiques tempêtes du Montévidéen vont suivre Darrieussecq dans ce nouveau voyage. Rien à voir avec la littérature de nos modernes têtes molles, cherchant l’anecdote, l’apex et la chute, la psychologie et les symboles. Il s’agit d’incantation, de plaisir, de sens, de couleur, de douleur, du corps et de l’âme. Si on court après des bulles, on manque le rythme, le feu, la glace.
Inscription à :
Articles (Atom)